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Un grand séisme peut ébranler des failles lointaines La faille de San Andreas, très surveillée en raison du danger qu’elle représente, a été nettement affaiblie dans les mois qui ont suivi d’autres séismes, notamment celui au large de Sumatra de 2004. Entre 1987 et 2008, des sismologues ont étudiés les nombreuses données acquises par les multiples instruments installés dans la faille de San Andreas près de Parkfield. Par trois fois au cours de cette période, la faille s’est trouvée affaiblie dans les mois qui ont suivi trois séismes importants : · Landers (magnitude 7) au nord de Palm Strings (à 300 km de Parkfield) en 1993 · Parkfield (magnitude 4) en septembre 2004 · au large de Sumatra (magnitude 9,3) en décembre 2004, suivi d’un tsunami géant ayant fait 220 000 victimes L’affaiblissement se mesure à deux paramètres : la fréquence des microséismes et la diffraction des ondes sismiques dans toutes les directions. Ce dernier symptôme traduirait selon les auteurs des mouvements d’eau au sein du système de fractures, l’eau jouant le rôle de lubrifiant pour les roches soumises à des contraintes mécaniques. Les ondes sismiques atteignant une faille peuvent amoindrir la résistance mécanique des roches et provoquer un séisme. Dans les trois années ayant suivi le séisme de Sumatra, le nombre de tremblements de terre de magnitude supérieure à 8 a été très élevé, plus qu’il ne l’a jamais été sur une telle période depuis 1900. Les mécanismes sous-jacents qui font ainsi varier la résistance d’une faille restent inconnus. |